Amateurs de visites en bonne et due forme, qu’avons-nous à vous proposer ?
– Un ancien agadir : Ici dans la montagne, nous pouvons vous emmener à pied ou en 4×4 découvrir les restes en perdition mais encore suggestifs de l’ancien agadir principal qui a régi la vie de notre haute vallée pendant plusieurs siècles. Souvenez-vous, l’agadir est une construction type château fort, munie d’une enceinte, qui abritait des greniers individuels pour chaqua famille et abritait en cas de besoin la population, les animaux et les vivres en cas d’invasion ou d’attaque.
– Le souk hebdomadaire : La visite la plus typique reste sans conteste celle du souk hebdomadaire du dimance au village voisin, à 7 km de distance, Imoulas. Absolument a-touristique, vous n’y trouverez aucun souvenir mais rien que des produits de première nécessité. Au moins quatre parkings aux alentours, tous payants, abritent… uniquement des ânes ! Peu de choses ont changé, si ce n’est le téléphone portable, désormais omniprésent. Les hommes viennent au souk pour acheter les provisions pour la semaine, rencontrer leurs amis, régler leurs affaires, arracher une dent, passer chez le coiffeur, s’occuper de leurs paperasse administrative, ferrer l’âne, etc. Les femmes, en retrait, ne viennent qu’en cas de nécessité administrative ou sanitaire… De petits restos locaux valent le détour, certes pas pour leur gastronomie. Allez dire bonjour à l’oncle de Hafida qui officie aux fourneaux dans l’unique boulangerie de la Commune. Savoure un thé à la terrasse d’un café, au côté de rudes gaillards descendus de leurs hautes vallées pour l’occasion.
– La vieille mosquée : en haut du village, l’ancienne mosquée offre une vue saisissante sur la vallée et abrite encore un marabout toujours vénéré.
– Côté nature, il ne faut pas manquer les petites gorges ô combien bucoliques de Tamdousnous à une demi-heure de marche de notre maison. Lieu paradisiaque où l’on peut aussi se baigner.
– Plus aléatoire est la visite d’un pressoir à huile en saison. Mais haute en couleurs et senteurs…
– Toujours à la bonne saison, il ne faut pas rater ces aires de battage où l’on sépare les grains d’orge en faisant tourner des ânes autour d’un piquet central, comme il y a des décennies et même des centenaires !
Les meilleures visites sont celles dont on n’espère rien !































